Zélie
sans
Limites
Zélie
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Coucou à tout le monde
J'ai 15 mois, je m'appelle Zélie, je vie dans une petite commune près de Rennes. J'ai un grand frère avec qui je suis très fusionnelle et, un papa et une maman très aimants. Je suis une vraie guerrière, une dragonnette comme disent les copains. Je suis une petite fille gourmande, souriante, curieuse (une vraie concierge) et sociable (j'aime aller de bras en bras).
Le 22 mai 2025 ma vie bascule ; je suis partie en ambulance à l'hôpital, la prise en charge a été extrêmement rapide. Le diagnostique a été immédiatement posé : méningite à Haemophilus avec un purpura fulminant. Les médecins ont annoncé à papa et maman que mon pronostic vital était engagé et que les prochaines heures seraient déterminantes pour moi.
Depuis ce jour ma vie et celle de ma famille a basculé. Mon entourage était suspendu aux messages envoyés par papa et maman ; messages tant attendus mais aussi tant redoutés.
18 jours dans le coma où je suis hospitalisée en réanimation pédiatrique. Les nouvelles ne sont pas faciles, je suis intubée, ventilée, sédatée. On me trouve des lésions au cerveau, une insuffisance rénale, un oedème pulmonaire et mes petits membres se nécrosent très rapidement.
Après 85 jours en réanimation, dont le 18 juin, jour de mon premier anniversaire, j'ai fait 33 jours en hôpital à domicile dans ma maison avec mon frère, mon papa et ma maman.
16 septembre 2025, je me suis bien battue pour ma vie. J'ai réussi à repousser mes nécroses le plus possible, mais la bataille est finie. Le médecin nous annonce que je dois être amputée au niveau de mes deux jambes et de mes deux mains.
Ce jour-là c'est aussi le jour de mon nouveau départ, d'une nouvelle vie, d'une nouvelle aventure pour moi et tous ceux qui m'accompagnent dans cette épreuve.
11H30, arrivée à l'hôpital, sur la porte de ma chambre un petit dragon m'attendait comme un petit signe pour me donner des forces.
Maman a mis une blouse pour me faire plains de câlins d'amour. Elle n'a pas voulu me poser dans mon lit pour descendre donc elle m'a portée jusque devant le bloc.
Papa et maman étaient tellement tristes mais je les ai regardés avec mes petites billes pour leur dire que tout allait bien se passer et que j'étais prête à affronter cette épreuve avec force et courage.